Maud se dirige vers le Cap Horn

Publié le 2 Décembre 2006

Tour du monde "à l'envers": Maud Fontenoy cingle vers le cap Horn

Maud Fontenoy, part de Saint-Paul de La réunion le 15 octobre 200

 

La navigatrice Maud Fontenoy cingle vers le cap Horn, 2e étape de sa circumnavigation "à contre-courant" des vents dominants en solitaire et sans escale, après 47 jours de mer dans des conditions climatiques très difficiles, rencontrées dès son départ de la Réunion le 15 octobre.
Maud, à bord de son voilier "L'Oréal Paris", a ainsi parcouru le quart (6000 milles nautiques, 11.000 km) de la distance totale de ce tour de l'hémisphère sud et elle espère retrouver la Réunion au mois de mars.
"Je pique en ce moment vers les îles Malouines, en plein brouillard, avec 40 à 50 noeuds de vent (100 km/h) et dans des creux de 7 mètres", a-t-elle déclaré à l'AFP par téléphone satellite.
"Je percute en permanence de puissantes déferlantes qui s'abattent sur le pont, le bateau gite dangereusement, je suis frigorifiée, je conjure ma peur en m'activant aux manoeuvres répétées de changement de toile", ajoute-t-elle.
La jeune femme s'était blessée au pied gauche et aux mains au début de son périple. Elle s'était vraisemblablement cassé le pouce de la main gauche.
"J'ai pu maintenant enlever l'attelle de mon pouce, mais les os se sont mal ressoudés et je ne peux plus le plier. Mais je me suis adaptée à cette gêne", dit-elle, stoïque.
Le cap Horn, à la pointe australe du continent sud-américain, après celui de Bonne Espérance et avant le Leeuwin en Australie, constitue -tant par les mythes hauturiers qui lui sont attachés que par son extrême dangerosité- le "point d'orgue" de son défi.
Elle espère le doubler dans le courant de la semaine prochaine. "Je suis partagée entre la crainte et l'excitation, dit-elle. Je pense aux premiers navigateurs des XVI et XVIIe siècles qui en sont venus à bout, mais je pense aussi à ceux qui y sont restés..."
Célèbre pour ses traversées de l'Atlantique nord et du Pacifique à la rame, en 2003 et 2005, Maud Fontenoy avait prévenu au départ de son défi qu'elle n'était "ni en course ni en compétition. Je ne cherche pas à battre un record pour entrer dans les livres d'histoire. Ma quête et ma démarche sont à trois dimensions: humaine, écologique et pédagogique".
Elle attend maintenant avec impatience ses retrouvailles avec le Pacifique, en faisant un voeu: "Que cette fois, il mérite enfin son nom !"
MSN. actualités

Rédigé par Marie de Mazan

Publié dans #Maud Fontenoy- Navigatrice à Contre courant

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