Liverdy, à l'ombre de son château en 1789

Publié le 17 Avril 2006

L'année 1788 est catastrophique pour l'agriculture en général.. dans notre région de la Brie, on n'échappe pas à une grande détresse due à la médiocrité de la récolte du blé.

C'est ainsi que le 23 novembre 1788, les récoltes sont presques nulles. Le syndic, les membres et adjoints de la paropisse de Liverdy, "considérant la midicité de leur récolte et la chéreté du pain, et encore les considérables impositions auxquelles ils vont être exposés pour la reconstruction d'un presbytère" adressent une pétition à MM. du bureau intermédiaire de Rozoy pour obtenir quelques secours.

L'année suivante, une autre pétition est encore adressée au même bureau intermédiaire de Rozoy ; il y est exposé que l'on fait subir une diminution d'imôts à tous les laboureurs et autres faisant      valoir des terres, tandis qu'on augmente les impôts pour les habitants qui sont dans la plus grande indigence.

Ces deux pétitions font très bien ressortir la misère qui existait dans nos campagnes à cette époque. Arthur Yong, note dans ses Voyages en France à la veille de la Révolution :

1er juin : C'est toujours la même contrée misérable les champs offrent des tableaux de pitoyable culture comme les maisons. de misère. Et cependant, tout ce pays serait hautement susceptible d'amélioration, si l'on savait s'y prendre : c'est peut-être la propriété de ces être brillantsqui l'autre jour figuraient dans la procession de Versailles. le ciel m'accorde la atience quand je vois un pays ainsi négligé et me pardone les jurons que je profère contre l'absentéisme et l'ignorance de leurs propriétaires !

On est tellment malheureux à Liverdy que le 5 avril 1789, l'assemblée communale demande l'ajournement de l'adjudication de la contraction du presbytère à cause de la grande chèreté du pain et des vivres. Elle va jusqu'à demander la création d'ateliers de charité pour permettre aux habitants de subsister jusqu'à la saison prochaine.

pendant ce temps, à Paris, à Versailles, la révolte gronde...

le 23 juin 1789, à Versailles, capitale du royaume, réunion des Etats Généraux, avec les députés  de la noblesse, du clergé et du tiers-état.

Les députés du tiers-états prêtent serment d'abolir les lois protégeants les classes provilégiés, de garantir à chaque citoyen "Liberté et Egalité des droits politiques". 

Devant l'énorme soulèvement qui éclate à Paris et à Versailles , le roi Louis XVI capitule devant les exigences du tiers-états le 27 juin 1789.

Les représentants de la noblesse, le clergé sur ordre du roi, se joindront à ceux du tiers-états pour donner de nouvelles lois à la France et former l'assemblée nationale constituante.   

Le peuple de Paris a faim. Le pain manque . Les paysans commencent à réagir en massacrant des nobles, en détruisant des châteaux.

Le roi Louis XVI rassemble ses troupes à versailles et à Paris. L'assemblée constituante ordonne le retrait, mais le roi refuse.

Les Parisiens exaspérés se procurent des armes en pillant les boutiques des armuriers et vont vers la Bastille.

C'est le 14 juillet 1789 que Barras "assistera en curieux à la prise de la Bastille, s'étonant toutefois en militaire "que le camp de trois régiments suisses au Champ-de-Mars, d'un régiment de hussards et d'un de dragon n'ait fait aucun mouvement", ce qui , effectivement est singulier. "La résistance fut complétement nulle"... On ne tirera que quelques coups de fusil... les soldats rangés sur la palte-forme des tours levaient la crosse de leurs fusils en l'air..." et Mirabeau affirmera "La bastille n'a pas été prise de force. elle s'est rendue avant d'être attaquée..."

 

                      

Rédigé par Marie de Mazan

Publié dans #Liverdy - village de la Liberté

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