INTERVIEW DE JUAN CARLOS LECOMPTE

Publié le 30 Octobre 2006

 

Betancourt ne sera pas libérée tant qu'Uribe est président, selon son mari

 
 
 

Juan Carlos Lecompte, époux de l'ex-candidate présidentielle franco-colombienne Ingrid Betancourt, enlevée par la guérilla des FARC il y a quatre ans, a estimé dans une interview dimanche qu'elle ne serait pas libérée tant que Alvaro Uribe sera président.

"J'avais dit il y a trois ans, quand le projet de réélection (de M. Uribe) avait commencé à germer, que tant qu'Uribe sera président, les otages ne seront pas libérés. Et tant qu'Uribe sera président, je ne reverrai pas Ingrid", a-t-il déclaré à l'hebdomadaire El Espectador.

Il a affirmé qu'il l'attendrait "jusqu'à ce qu'elle sorte" de sa captivité. "Pour moi, cela va durer huit ans, on vient juste de passer la moitié du gué parce qu'il manque encore trois longues années (jusqu'à la fin du mandat) du président Uribe".

M. Uribe, élu sur un programme de fermeté vis-à-vis de la guérilla des Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC, marxistes), a débuté le 7 août un deuxième mandat présidentiel de quatre ans.

M. Lecompte a critiqué la décision prise le 20 octobre par M. Uribe de suspendre un processus de rapprochement avec les FARC qui aurait pu déboucher sur un échange entre 58 otages dont Mme Betancourt et 500 rebelles emprisonnés.

M. Uribe a motivé sa décision par un manque de sincérité des FARC, auxquelles lui et l'armée ont attribué la responsabilité d'un attentat le 19 octobre contre l'Ecole supérieure de guerre de Bogota, qui a fait 21 blessés.

Dans un communiqué diffusé samedi, les FARC ont laissé entendre que cet attentat pouvait avoir été l'oeuvre de militaires et ont répété leur volonté de négocier un échange humanitaire.

M. Uribe n'a pas fait grand cas de cette proposition et a réclamé des "actes de bonne foi" de la part de la guérilla. Il a réitéré son exigence d'un arrêt des actes terroristes.

Dans la nuit de samedi à dimanche, un attentat à la voiture piégée devant une garnison militaire a fait deux morts, dont un civil, et trois blessés, à une centaine de kilomètres au sud de Bogota. L'attaque a été attribuée aux FARC par l'armée.

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Rédigé par Marie de Mazan

Publié dans #association

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Fr@n6 30/10/2006 20:09

Il faut continuer d'y croire chaque jour et avoir l'espoir qu'une prochaine cassette apportera la preuve qu'Ingrid Bétancourt soit toujours en vie !