Mystérieuse rencontre à Château-Thierry 2

Publié le 20 Septembre 2010

Quand le train arrive enfin au bout de cinquante- six minutes  à Château-Thierry, le soleil est bien là. Comme toutes les petites villes de province, une grande allée un peu guindée  se présente devant moi et une pancarte  centre ville me désigne d'office mon chemin. Le temps est exquis. Je remarque ici et là, de belles villas du début du siècle et de jolis cafés et brasseries  très tentateurs. Pour tester un peu l'ambiance de la ville, je prends toujours l'habitude lors de mes voyages de fouiner dans une librairie. Ici c'est le "Liseur " qui attire mon attention. Je suis repartie avec deux ouvrages : Chrétien de Troyes  d'Estelle Doudet et  Le Cœur du Roi d'Alexandre Bande. Très satisfaite de mes achats, je m'arrête un  peu plus loin dans une saladerie  pour déguster des tartines chaudes de chèvre sur un lit de poires. C'est absolument étonnant avec des carottes râpées, un peu de salade et du  concombre. Bien installée, je choisis de commencer à lire quelques pages sur Chrétien de Troyes. Une approche captivante qui démontre l'art de son  l'écriture  et l'étude de son nom, véritable construction de son identité. Voilà donc un premier indice que je cherchais dans ce voyage : la Champagne et les Comtes de Champagne au détour d'un  XIIème siècle, pris entre la réalité et l'imaginaire, rêvant une société idéale sans se démettre de ses violences. C'est là que l'on voit en Chrétien de Troie un véritable romancier qui a donné un sens à la   vie de  ses légendes et de ses héros.

Me détachant avec peine de mon livre, je discute un peu avec la patronne du restaurant qui depuis un moment  m’observait gentiment.  Faisant preuve d’amabilité je finis par lui demander le chemin pour me rendre au château. Elle en fut ravie, car c’était évident qu’elle n’attendait que cela pour vanter  cette belle balade. Elle sortit avec moi pour être sûre de ses indications. En fait il n'y avait qu’à traverser le pont et  continuer en direction de l’hôtel de ville. . Là, effectivement, je devine déjà, par les escaliers à monter, que le château n'est pas loin. Art vivant de la pierre, les tours se dressent orgueilleuses détentrices du passé des hommes. (à suivre)


 

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Rédigé par Marie de Mazan

Publié dans #balades en pays Briard

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