la règle de Saint Colomban

Publié le 9 Juin 2007

COLOMBAN

C'est vers 570, sur invitation de la cour d'Austrasie, que Colomban et douze compagnons quittent le monastère de Bangor (situé dans l'ancien territoire de DaIriada, aujourd'hui l'Ulster.

On peut situer la première fondation de Colomban, d'après son biographe Jonas de Suse, dans 1a forêt de la Vôge, à dix-huit kilomètres de Luxeuil. Après avoir passé une vingtaine d'années dans ce lieu, et suscité d'innombrables vocations, la nécessité s'impose à la communauté de trouver un autre endroit. C'est sur une ancienne place forte et station thermale des Romains, Luxeuil, qu'ils peuvent finalement s'installer,

Un peu lus tard, une troisième fondation s'établit également tout près, à Fontaine.

En 610, Thierry de Bourgogne et Brunehaut, expulse de Luxeuil, Colomban et ses compagnons. Escortés par les gardes du roi, ils sont conduits à Nantes pour qu'ils puissent rejoindre l’Irlande. Colomban réussira à déjouer le plan et pourra tant bien que mal arriver en Bretagne et en Neustrie ou Clotaire II l'abrite pour un temps. Puis il passe par la brie pour rejoindre le royaume de Théodebert d’Austrasie. Cagnoald, frère de sainte Fare et moine de Luxeuil accompagne Colomban. Il est le fils de Chagneric qui est grand officier de Clotaire. Peut-être même comte de Meaux, Chagneric habite la villa de pipimisium (localisée à Poincy). C’est là qu’il rencontre la jeune Burgundofara ou Fare et la consacre à Dieu.

 

En 615, sur les terres familiales à Eboriacus, Fare va fonder le futur monastère de Faremoutiers. C’était probablement un monastère double, (femmes et hommes) assez courant au VIIème siècle.

 

C'est d'abord la règle de saint Colomban qui est appliquée. C'est normal, puisque le frère de sainte Fare avait suivi saint Colomban. Cette règle assez stricte repose sur une liste de  devoirs rééunis de la regula monastica  : l'obéissance, le silence, la modération alimentaire, la pauvreté, la chasteté, la récitation des psaumes, la mesure, la mortification et la perfection. Il est certain que l'aristocratie  avait un engouement pour cette règle qui mettait un fort acent sur l'ascèse et surtout l'implantation de foyers culturels.

L'abbaye de Faremoutiers passera sous la règle de saint Benoit comme la plupart des autres abbayes sous l'influence de saint Boniface.

C'est vers 720, que  cesse l'expansion du monachisme quand les Musulmans envahissent la Francie. Charles Martel va recruter là ou la fidélité dynastique existe, c'est-à-dire dans les grandes lignées qui ont fondé des monastères. Il n'hésitera pas à dépouiller les monastères, de donner les terres aux siens, et d'en ruiner certaines en prenant la rémunération pour ses fidèles sur le temporel. Pour Geneviève Bûhrer-Thierry, Maître de conférences à l'Universite de Marne la Vallée, l'idée de Charles Martel n'était pas de détruire l'Eglise  mais de l'utiliser à son profit. 

Bibliographies consultées pour l'ensemble des articles sur l'Eglise

Les Carolingiens et l'Eglise - C. Bonnet et C. Descatoire

L'Europe carolingienne (714-888) - Geneviève Bûhrer-Thierry

Les sociétés en Europe du milieu du VIe siècle à la fin du IXe siècle - Dominique Alibert et Catherine de Firmas.

Rédigé par Marie de Mazan

Publié dans #L'église - les templiers en Brie

Repost 0
Commenter cet article