La règle de saint Benoit

Publié le 9 Juin 2007

 

La règle de saint Benoît

Dans la Règle de saint Benoît, il est imposé aux moines trois vœux :

- un vœu d’obéissance

- un vœu de stabilité

- un vœu de conversion


Vœux d’obéissance :

C’est le premier échelon pour aller à la rencontre de l’humilité. « Elle se rencontre dit saint Benoît, chez ceux qui sont décidés à n’avoir rien de plus cher que le Christ ».

Par son baptême, le moine fait parti de la famille de Dieu, puisque baptisé il en est devenu son fils. Par l’obéissance, il y a acte de service qui l’attache à Dieu.

De part ce lien désiré, il tend par amour à devenir plus obéissant, avec humilité.

L’humilité tire son nom de la terre : humus, humilitas.

Créature de Dieu, l’homme né de la poussière et du péché est donc condamné provisoirement par son corps à revenir à la poussière originelle.




Vœux de stabilité :

Après plusieurs mois de réflexions et de mise à l’épreuve, le novice fait des vœux pour la vie : « Je promets la stabilité, la conversion de mes mœurs et l’obéissance selon la Règle ».

A partir de là, il garde son habit à vie. Il dort tout habillé y compris avec ses souliers, pour être prêt à se lever pour l’office. Le vêtement ressemble à celui des paysans italiens du VIème siècle : tunique serrée à la taille par une ceinture, une pèlerine pour s’abriter les jours de mauvais temps. Les tissus sont peu coûteux. La couleur au début était blanche pour être peu à peu remplacée par le noir tout au moins pour la tunique. La pèlerine ou scapulaire a toujours été de couleur noire. Pour la prière, le moine enfile une coule, habit à capuchon noir qui signifie qu’il fait deuil des joies du monde. Pour les prêtres, les vêtements se composent d’une chasuble simple et souple et une étole pour la messe.

La Règle prévoit que chaque moine reçoive deux tuniques, deux coules légères pour l’été et deux tuniques de grosse laine pour l’hiver ainsi que des souliers, tout en laissant à l’abbé de la communauté le soin d’adapter ces fournitures selon le lieu et le climat.


Vœu de conversion de mœurs :

Le vœu  implique la pauvreté et la chasteté.

Le moine en arrivant au monastère se défait de tout bien car la Règle interdit de posséder le moindre objet personnel. Les biens sont distribués soient aux pauvres où donnés au monastère.. Les moines sont logés dans un dortoir ou par groupe de dix sous la surveillance d’un ancien.


La vie quotidienne du moine :

La journée d’un moine est divisée en temps de prière, temps de travail manuel et intellectuel et repos. Quatre heures aux offices, quatre heures à la lecture et à la prière, sept heures aux travaux manuels et neuf heures réparties entre les repas et le sommeil.

Les moines se lèvent vers deux ou trois heures du matin pour le premier office.

Lecture de la Bible et des ouvrages des Pères de l’Eglise. Ensuite ils se dirigent vers différentes tâches qui vont de l’entretien des bâtiments du monastère aux travaux des champs, activités artisanales (vente des produits) le scriptorium pour recopier des manuscrits, qui sont interrompues par différents offices liturgiques.

Le repas suivant les saisons se situent vers midi en été et vers quatorze heures en hiver. Puis ils retournent travailler et s’interrompent pour la lecture pieuse et un nouveau repas en été pris avant le coucher du soleil. Arrive le temps du repos.

Le dimanche est consacré exclusivement aux lectures pieuses.

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Cette règle reprend probablement  la tradition  des pères d'Orient de vivre et d'équilibrer la vie entre le matériel et le spirituel.  C'est une règle basée sur la psychologie humaine avant tout.

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(Grégoire le Grand)

Cette règle va donner un nouveau tournant et va être adoptée par de nombreux monastères grâce au pape  Grégoire le Grand (590-604) qui va s'employer à la diffuser en lui donnant une dimension plus européenne en s'attachant à développer un aspect plus spirituel.

Le VII et le VIIIe siècle  va ainsi grâce au travail des abbayes bénédictines redécouvrir l'héritage intellectuel de l'Antiquité.

Charlemagne reprendra la promotion de la règle bénédictine  en dotant plus de 200 monastères sur 650 existants de faveurs royales pour assurer la pacification et l'unité de son royaume.

     





Rédigé par Marie de Mazan

Publié dans #L'église - les templiers en Brie

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christian JULIA 12/06/2007 08:10

bises de provence en passant sur le web
avec tte ma tendresse

@lain 11/06/2007 13:09

Je me rends compte que je suis très loin de connaître la seine et marne, j'ai encore de la route à faire !!Bisous et bonne journée@lain