Fondation du Collège de Navarre à Paris

Publié le 1 Mars 2007

  • Editeur : Honore Champion (3 mai 2000)
  • Collection : Etudes d'histoire médiévale
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    Collège de Navarre, ancienne entrée de l’École polytechnique
    démolie en 1811, rue de la Montagne Sainte-Geneviève,
    gravure © Selva / Leemage

    Note de lecture par Jean François Kosta-Théfaine

    Paru dans Cahiers d'histoire, numéro 1998-1

    Fondé en 1305 par Jeanne de Navarre, le collège de Navarre est à la fin du Moyen Âge, comme l'on sait, le plus grand des collèges parisiens. Accueillant 70 boursiers dès sa fondation, il nous faut remarquer, comme le fait Nathalie Gorochov dans l'introduction de son superbe volume, que la " renommée [de cet établissement] n'a pas faibli, quatre siècle durant, jusqu'à la fermeture du collège par les révolutionnaires, en 1793 " (p. 18). Cependant, même si l'on connaît la réputation dont ce collège à joui, tout comme le fait qu'il " a produit [bon nombre] d'hommes de pouvoir " (p. 27), notons que l'histoire du collège de Navarre n'a jamais été écrite, à cause du manque de documents le concernant car, " après sa destruction, ordonnée au début du XIXe siècle, les archives du collège ont été dispersées, [et] en grande partie perdues" (p. 21).

    Ainsi, il a fallu à Nathalie Gorochov envisager d'autres voies d'investigation, comme l'étude prosographique des boursiers de ce collège, ou bien encore l'examen " des statuts rédigés par la reine Jeanne de Navarre (en 1305) puis par ses exécuteurs testamentaires (en 1315) " (p. 29) afin de reconstituer l'histoire du collège de Navarre. Organisé de manière chronologique, ce minutieux travail retrace l'histoire certes, mais également la vie intellectuelle ainsi que le recrutement de cet établissement au cour des trois périodes suivantes : 1305-1357, " Le collège de Navarre dans son premier demi-siècle " ; 1357-1380, " Le collège de Navarre au temps de Charles V " ; 1380-1418, " Le collège de Navarre sous le règne de Charles VI ". L'auteur réussit brillamment, avouons-le, à retracer, par le biais de sources de substitution, l'histoire de cette " prestigieuse institution " (p. 573) qu'était le collège de Navarre. Nathalie Godorov offre là, on l'aura compris, un volume digne d'intérêt que l'on consultera avec profit, et dont il nous faut incontestablement saluer la publication.

     

     

    Rédigé par Marie de Mazan

    Publié dans #Crécy la Chapelle - la lumineuse beauté

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