Ingrid Betancourt

Publié le 23 Février 2007

Bonjour à tous,

Cela fait 5 ans aujourd’hui qu’Ingrid Betancourt et Clara Rojas sont en captivité dans la jungle. Depuis cette date une mobilisation internationale s’est développée par les Comités pour obtenir leur libération.

Il y a un an un certain optimisme prévalait : en France l’action de Renaud et des personnalités qui l’avaient rejoint donnait un nouveau souffle à cette mobilisation, en Colombie les forces de paix : églises, ONG… relayées par l’action diplomatique de la France, la Suisse et l’Espagne semblait avoir ouvert un processus devant conduire à cet accord humanitaire.  

Mais l’année 2006 a été celle des désillusions qui ont culminées avec le revirement du Président Uribe et son intention exprimée de recourir à la force militaire pour libérer les otages. 

Face à cette nouvelle donne nous avons du reprendre la tâche de Sisyphe de mobiliser l’opinion internationale pour faire pressions sur les acteurs du drame et aiguiller les autorités internationales. C’est notre conviction que cette action l’a maintenue en vie et peut créer les conditions pour la libération des otages.

C’est pour cela que nous faisons sans cesse appel à vous ! Nous avons l’audace de répliquer au vice-président Santos que nous ne battons pas pour « un sac de pommes de terres » mais pour des femmes dont l’action  courageuse en a fait le drapeau de beaucoup d’hommes et de femmes, séquestrés par des gens ayant oubliés leurs idéaux et ne pensant plus qu'à garder leurs principautés de jungle et leirs trafics, qui, ayantservis leur pays, ont été lâchement abandonnées par le gouvernement de celui ci.

Je me permets de vous envoyer le Communiqué publié par la FICIB à cette occasion

Amitié,
Jacques de Rostolan
Comité Ingrid Betancourt 41
1, rue Agrippa d'Aubigné
41500 MER
06 85 99 15 00
jacques.derostolan@wanadoo.fr
http://ingrid41.free.fr/ 
http://m.aventuriers@free.fr/
http://refletloire.free.fr/
http://petits.aventuriers.free.fr/

F . I . C . I . B

Fédération Internationale des Comités Ingrid Betancourt pour la libération des otages en Colombie

 


 

23 février 2007 : Communiqué de presse

Ce 23 février, cela fera 5 ans qu'Ingrid Betancourt est privée arbitrairement de liberté, otage d'un

conflit interne qui ensanglante la Colombie depuis un demi-siècle.

Ingrid partage ce sort pitoyable avec beaucoup d'autres, dont certains depuis près de dix années, dans

une de forets les plus inhospitalières de la planète.

Elle en est devenue le symbole, donnant son nom et son visage à ces milliers d'anonymes ainsi qu'à tous

ceux qui souffrent d'une sale guerre jusque là méconnue par la communauté internationale.

Parmi les milliers de victimes de cette pratique barbare, Ingrid constitue, avec 56 autres, un groupe

indissoluble d'otages " échangeables " pour lesquels aucune rançon n'est demandée, et que leurs

ravisseurs, la guérilla des farc, ne veulent libérer que via un échange avec des guérilleros emprisonnés.

La Fédération Internationale des Comités Ingrid Betancourt, qui regroupe en Europe et ailleurs une

cinquantaine de comités, se bat depuis février 2002, soutenus par plus de 1750 communes qui

représentent toutes les tendances démocratiques. Le combat que nous menons ensemble n'est pas

politique ; c'est une action citoyenne qui veut défendre les droits humains élémentaires - entre autre celui

à la vie et à la liberté.

Au moment où Ingrid et Clara entament leur sixième année de détention, nous voulons lancer

plusieurs appels.

Nous appelons à la raison tant le gouvernement colombien que les farc, et nous les enjoignons à se

mettre - enfin - à la table de négociations, pour conclure au plus tôt un accord humanitaire conforme aux

Conventions de Genève et au Droit International Humanitaire en général, car c'est la seule solution viable

pour mettre fin au cauchemar des otages et de leurs proches.

Nous invitons tous les gouvernements d'Europe et l'ensemble de la communauté internationale à

suivre l'exemple de l'Union Européenne qui, par la voix de son représentant à Bogota, a manifesté son

soutien ferme à la conclusion de cet accord humanitaire et a manifesté avec vigueur son opposition aux

opérations de libération par l'armée, opérations dont on sait qu'elles mettent gravement en danger la vie

des otages.

Nous leur demandons également de manifester concrètement leur solidarité avec les efforts de

médiation déployés par les gouvernements Suisse, Français et Espagnol, qui tentent depuis

longtemps, par la voie diplomatique et avec des missions de terrain, de rendre possible un accord entre

les deux parties en conflit. Ce groupe de pays " amis de la Colombie " a été et reste encore aujourd'hui,

sous l'impulsion de la France, le seul acteur extérieur vraiment impliqué dans la recherche d'une solution,

et il a plus que jamais besoin de l'appui de tous, sans exception.

Seule une pression internationale constante et déterminée peut contraindre les deux parties à

négocier. Si agir pour la liberté, la vie et la paix est synonyme de grandeur, les enlèvements, la guerre et

la mort sont la honte de ceux qui s'y abaissent.

 


 

N° de la déclaration à la préfecture: 2249 paru au journal officiel le 26 mars 2005 contact@ficib.org

Siège social : 14 rue des rigoles 78690 Les Essarts le Roi www.ficib.org

Rédigé par Marie de Mazan

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