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Publié le 12 Février 2007

Mers et océans
L’Oreal Paris envoie un bateau d’assistance depuis Perth
L’Oréal Paris est à la dérive par 96° de Longitude Est et 27° de latitude sud. La marine Australienne a fait dérouter un porte-containers allemand qui devait rejoindre Maud hier soir vers 22 heures - ndlr : 19 heures à la Réunion - pour lui porter secours. Mais la détermination de la navigatrice semblait solide hier, puisqu’elle a affirmé : “Je leur demanderai de l’eau et du fioul pour faire tourner le moteur afin d’assurer mon alimentation électrique. C’est tout.”




Par ailleurs, L’Oreal Paris a affrété un bateau d’assistance australien a indiqué le vice-président du groupe, Patrick Rabain. “Nous avons été alertés par le père de Maud et nous avons aussitôt activé notre équipe en Australie pour affréter dans les meilleurs délais un bateau.” Le Thakka, un bâtiment de 35 mètres et de type remorqueur de haute mer avec huit hommes d’équipage, a quitté Perth (côte ouest de l’Australie) dimanche à l’aube, et devrait rejoindre la navigatrice française dans quatre jours à la vitesse de 10 nœuds. “Nous l’avons envoyé comme bateau de secours, mais c’est devenu un bateau d’assistance, Maud étant parvenue par ses propres moyens et au prix d’un travail titanesque, à déblayer le pont de son voilier et à se préparer à monter un gréement de fortune pour rejoindre La Réunion”, a déclaré Patrick Rabain. Le Thakka pourra lui aussi notamment livrer à Maud du fioul conditionné à bord du remorqueur en jerrican de 20 litres, afin de faire tourner le moteur de “L’Oréal Paris” et assurer son alimentation en électricité. “Mais c’est Maud qui décidera du type d’assistance dont elle a besoin pour boucler son périple, souligne Patrick Rabain. Avec ce démâtage, elle vient de vivre une épreuve supplémentaire, un défi dans le défi qu’elle a su dépasser en se surpassant, nous sommes tous sidérés par sa force” a-t-il conclu. De son côté, la Marine nationale pourrait faire appareiller un bâtiment depuis La Réunion. “Nous suivons ce projet depuis le début”, rappelle le capitaine de corvette Serge Soulanille. Maud a suivi avec la Marine des stages de médecine, de survie. “Dès que nous avons été alertés, nous avons informé l’attaché de défense australien à Paris. Le problème est la distance. Maud se trouve à 900 nautiques des côtes australiennes et à 2 000 nautique de la Réunion. Nous avons demandé aux Australiens de coordonner les opérations. Maud semble vouloir continuer. Dans ce cas la Marine nationale pourrait envoyer un navire pour l’escorter. À La Réunion elle est mobilisée et évalue les moyens disponibles. Nous avions prévu d’envoyer à sa rencontre un bateau, 48 heures avant son arrivée à la Pointe-des-Galets. Il pourrait partir plus tôt.”

Alain Dupuis

Rédigé par Marie de Mazan

Publié dans #Maud Fontenoy- Navigatrice à Contre courant

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