Albert Grenier et Toulouse Lautrec

Publié le 29 Janvier 2007

Il y a quelques années, je suis allée en vacances à Albi. J'ai pu louer une maison pas très loin  de la cathédrale sainte Cécile, là où se trouve les maisons les plus anciennes de la ville. Certains soirs il y avait le marché aux livres en nocturne.  Outre les discussions très intéressantes, j'ai pu ramener beaucoup de livres. Et dans mes achats, il y avait un livre de Toulouse Lautrec écrit par l'admirable Henri Perruchot datant de 1958. Dernièrement j'ai eu l'occasion de le relire, me rappelant un passage entre Grenier et Toulouse Lautrec.
je vous invite donc à découvrir la vie de Toulouse Lautrec et ses amis Grenier, de Montmartre à Villiers sur Morin, par Henri Perruchot.






Lautrec a vingt ans. Lentement sur lui, Montmartre a refermé son étreinte.Il n'est plus qu'en ce lieu, où il "boitracaille" de rue en rue, narines levées, respirant avec volupté des odeurs faisandées, qu'il désire vivre. Un jour, rusquement, à la stupeur de sa mère, il annonce qu'il veut s'y établir.
On résiste à son projet, on lui refuse l'argent nécessaire à la location d'un atelier. Mais Lautrec n'a cure de ces obstacles. Il est d'une race où les caprices sont rois, où l'indépendance est une passion. Quittant la cité du Retin, l va demander asile à son ami Grenier, qui avec sa femme Lily, habite rue Fontaine, au 19 bis.

De quelques années plus âgé que Lautrec, René Grenier a d'abord servi dans l'armée, comme sous-officier de cavalerie. a la fin de son engagement, son colonel l'a convoqué : "Pourquoi diable  voulez-vous donc être mltaire puisque vous avez des rentes ?" lui a-t-il demandé ; et il lui a fortement conseillé de se consacrer lutôt à quelque autre activité de son choix - mettons à la peinture.

Grenier s'est rangé à cet avis. De famille fort aisée (les siens possédent une partie du quartier des Ternes), il dispose d'un revenu annuel d'une douzaine de milliers de franc-or. La peinture n'est pour lui qu'un passe temps.
nullement dénué de talent, il ne saisit ses pinceaux qu'aux heures où ne l'appellent pas d'autres occupations. mais il aime à vivre au milieu des artistes, dans cette atmosphère de bohème qui convient à sa nature. Se considére-t-il plus qu'un amaeur ? On peut en douter. Il ne juge certainement pas Lautrec d'autre manière. Dailleurs, il n'apprécie aucunement les travaux de son ami.





Ce brave garçon,
dont chacun loue
la facilité d'humeur,
a épousé une de ces filles aux chairs épanouies telles que les goûte l'époque. avec son corps moulé pour la statuaire, sa peau laiteuse piquée de minuscules tâches de son, sa chevelure d'un roux ardent, Lily aurait pu servir de modèle à Rubens. Elle a servi de modèle à Degas, qui lui a fait faire des ablutions dans un tub. Depuis les jours où, petite paysanne, venue de Brie-Comte-Robert, elle posa pour la première fois devant la princesse Mathilde, elle a surgi dans sa resplendissante nudité devant dix, vingt artistes. Autour d'elle, ce ne sont qu'admirateurs empressés, avides d'une faveur de cette déesse qui, très cosnciente de l'attirance qu'elle exerce, ne laisse pas d'abuser de son pouvoir. Lautrec l'a surnommée Lily-la-Rosse. (à suivre)

Rédigé par Marie de Mazan

Publié dans #Villiers sur Morin entre littérature et peinture

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Christian 29/01/2007 17:30

Bonjour Marie,
Merci pour ce très beau reportage !
Il existe aussi dans le Tarn le village de Lautrec. Sur Albi, nous trouvons beaucoup de documents de ce célèbre artiste !
Amitiés,
Christian

Marie de Mazan 03/02/2007 08:34

Oui j'avais pasé un moment délicieux à albi et avec mes enfants nous avons suivi la route du pastel.... et nous sommes allés sur le tarn en guimbarde.  Nous avons pisté Toulouse Lautrec mais aussi un célèbre navigateur et un célèbre moine du nom de saint clair. A l'évêché voulant découvrir plus sur ce moine, je me suis entendue dire que ce moine n'avait pas existé et que sa vie était une pure invention. faiblement j'ai soulevé qu'il y avait une chapelle saint Clair dans la Cathédrale sainte Cécile... Et l'évêque de me dire tristement : " je sais".... mais à une époque il fallait des saints ....bone journéeMarie