Marie Madeleine et le mouvement Gnostique

Publié le 7 Août 2006

 

  Gnostique : du grec gnosis, connaissance

 

Mouvement de différents courants de pensées à la fois religieux et philosophiques.

La connaissance seule permet à l’âme mariée à l’esprit de remonter vers le Dieu véritable.

Cette connaissance est réservée à une élite initiée aux mystères de la Gnose.

Les adeptes recherchent la connaissance absolue :

Par la connaissance, l’adepte trouve sa vraie place dans le monde

 qui ne peut que le libérer de ce monde puisqu’il lui apporte un état de conscience et donc constitue pour lui le salut.

 

C’est un enseignement spirituel qui raconte le destin de l’âme.

La nature humaine du Christ est niée par les Gnostiques, car pour eux, c’est une apparence.

Le corps de gloire est immatérialité.  

Ces deux points font des Gnostiques des hérétiques.

 

QUE DIT A CE SUJET L’EGLISE  DE ROME ?

 

Le Christianisme croit en la résurrection des morts.

« Si le Christ n’est pas ressuscité des morts, votre foi est vaine »

« Le Christ est ressuscité des morts, prémices de ceux qui sont morts ».

 

L’église n’admet pas la réincarnation mais parle de résurrection, car pour elle, la résurrection ne peut s’accomplir que dans un corps de chair dit l’église, mais une chair incorruptible.

 

  Pour le Gnostique, le mot corps est un symbole qui  exprime une réalité et qui peut êtrela Gnose elle-même.

 

LA REINCARNATION

 

A partir du IIème siècle, cela sera le souci majeur chez certains théologiens d’en faire la réhabilitation.

L’homme est constitué par l’union de «  l’âme et du corps ».

Ce que reprochera  Irénée aux gnostiques :

« Puisque le corps a été tiré de la Terre, il lui est impossible d’être sauvé »

et l’Eglise d’affirmer : « en état d’être immortel »

ou encore : « qu’il est nécessaire de lutter contre le démon contenu dans le corps, de le spiritualiser ».

 

Peut--t-il y  avoir maintien de l’individualité lors de la résurrection ?

Si on va dans le sens qu’il y a une séparation du corps et de l’âme, on est en droit de se poser aussi cette question :

 

L’existence individuelle est-elle liée à l’âme ou corps ?

 

Existence individuelle liée à l’âme :

la résurrection est individuelle et le corps de gloire devient là une réalité.

 

Existence individuelle liée au corps :

La résurrection en chair devient là un symbole. C’est le « Grand Tout » qui donne accès à un mode de vie d’existence non individuel.

 

  Cette idée est complètement impossible pour l’Eglise. La Gnose a exploré tous les chemins de la spiritualité et sera à l’origine de presque tous les courants de l’ésotérisme chrétien.

 

LES FEMMES DANS LE MOUVEMENT GNOSTIQUE

 

 

 

La Gnose dans son système de pensée intègre le principe féminin.

La Trinité pour les Gnostiques est Père Mère Fils, car Dieu génère un monde qui ne peut se faire sans le concours d’un Esprit femelle.

Tandis que la pensée Judéo-chrétienne se réfère à la Trinité par Père Fils Saint Esprit.

La femme dans la doctrine gnostique est en égalité avec l’homme.

 

Dans le courant du IIème siècle, apparaît l’ordonnance apostolique de l’Eglise qui va se justifier de ce rejet de la femme en imputant pour ainsi dire la faute à Marie-Madeleine elle-même.

MARIE MADELEINE,  HERITIERE DE LA LUMIERE ?

Des écoles gnostiques comme les Ophites du grec ophis, serpent, attribuent leur savoir à Marie- Madeleine.

Le fait qu’ils faisaient remonter leur sagesse secrète à une femme appelée Marianne, à laquelle Jacques, le frère du Seigneur, aurait transmis les doctrines, montre également qu’on est ici en présence d’un placage chrétien sur un motif préchrétien. Cette Marianne est très probablement Marie-Madeleine, note H. Leisangang (La Gnose).

Ou encore :

Celse connaît déjà des hérétiques qui tirent leur origine de Marianne (Origène, Contra Celsum V 63)

 

Un épisode rapporté entre la résurrection et l’Ascension dans l’Evangile de Marie :

«  Alors Marie se leva, les embrassa tous, et dit à ses frères : ne pleurez pas, ne soyez pas dans la peine et dans le doute, car sa grâce sera avec vous toute entière et vous protégera. Louons plutôt sa magnificence de nous avoir tenus prêts et faits homme ! »

 

« Cela dit Marie retourna leurs cœurs vers le Bien et ils se mirent à commenter les paroles du Sauveur » (codex  de Berlin – écrits gnostiques).

 

Dans cette scène, Marie apparaît comme le véritable successeur du Christ. Porteuse des paroles cachées du Christ, elle entame son enseignement.

 L’idée d’union des contraires est une partie du système gnostique.

La séparation des principes mâle et femelle est cause de mort : si la femme ne s’était pas séparée de l’homme, elle ne serait pas morte avec l’homme. Sa séparation a été à l’origine de la mort ( Scoppellio Madeleine- Les Gnostiques)

 C’est par cette conception que Marie-madeleine est l’héritière du Christ : Le Christ assure le salut de l’homme par son union mystique avec Marie-Madeleine. Unissant le masculin

et féminin, il rachète la malédiction édénique. La Mission du Christ sur la terre est ainsi indissociablement liée à Marie-Madeleine qui est sur Terre son égale (Christian Doumergue)

 

Les Cathare concevaient que Marie-Madeleine était l’épouse de Jésus.

C’est un des nombreux traits d’union entre les Cathares et les Gnostiques, puisque le catharisme est un mouvement d’essence gnostique et se définissent comme de vrais chrétiens.

Jean Duvernois, dans son livre sur la religion des Cathares dit que si: « L’église n’était pas l’Eglise, car si on la fermait et que nul n’y entre, il y  viendrait des ronces et elle serait déserte. Seuls les parfaits étaient la vraie Eglise de Dieu ».

 

Marie de Mazan 

  

Source : Y a-t-il une vérité de Jean Dauzat – Les Grandes réponses de

 la Philosophie

  L’aventure spirituelle des Sociétés Initiatiques de Jean-Luc Caradeau

 L’évangile Interdit de Christian Doumergue  édition Ch. Lacour

 L’initiation de Rudolf Steiner

 L’Aventure Chrétienne de Jean de Berr

 Le Catharisme, hérésie chrétienne ou religion ancestrale  ?(Bulletin national   des études Cathares)

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

     

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

       

 

 

 

 

 

 

 

Ce que refuse l’Eglise dans son fondement, c’est la séparation radicale de l’âme et du corps. Le corps pas plus que la matière ne peut être mauvais puisque qu’il est création, œuvre du Dieu Unique.

Rédigé par Marie de Mazan

Publié dans #L'église - les templiers en Brie

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Commenter cet article

sylvie 07/08/2006 17:19

coucou Une biarde vien voir ton blogtrés interresant a lireamitiéSylvie