Yves Duteil , maire de Précy sur Marne et petit neveu de Charles Dreyfus

Publié le 23 Juillet 2006

Yves Duteil est né à Neuilly sur Seine  le 24 juillet 1949., d'un père assureur et d'une mère bijoutière.  Il est le peti neveu de Charles Dreyfus.

. Auteur compositeur- interprète français, ses maîtres d'inspiration sont Georges Brassens, Félix Leclerc et Jacques Brel.

 il s'engage ausi sur le plan politique et associatif  comme défenseur de la langue française, des droits des enfants, de la paix et de l'nevironnement.

Maire de Précy sur Marne depuis 1989 Yves Duteil fait parti du comité de parrainage de la coordination française pour la Décennie de la culture de paix et de non-violence.Il est nommé chevalier des Arts et des Lettres par le président François Mitterand puis s'engage aux côtés de Jacques Chirac dans les années quatre-vingt dix.

La Coordination française pour la Décennie est une association loi 1901 qui a été crée en novembre 2000 et regroupe des associations qui souhaitent se coordonner pour promouvoir la Décennie internationale pour la promotion d?une culture de la non-violence et de paix en France.L'ambition de l'association est de favoriser le passage d'une culture de la violence à une culture de la non-violence, pour le bien des enfants et des adolescents du monde entier. dans sa charte éthique .

« Et c'est parfois dans un regard, dans un sourire Que sont cachés les mots qu'on n'a jamais su dire, » Yves Duteil (paroles de la chanson "les choses qu'on ne dit pas")

 

l'écriture d'Yves Duteil

 

Petit neveu du capitaine Dreyfus

Yves Duteil a consacré une chanson dans son album "Touché" paru en 1997

 

DREYFUS
paroles et musique: Yves Duteil

Je suis un peu ton fils
Et je retrouve en moi
Ta foi dans la justice
Et ta force au combat

Dans ton honneur déchu
Malgré ta peine immense
Tu n'as jamais perdu
Ton amour pour la France

Et s'il ne reste qu'un murmure
Pour te défendre
Par-delà tous les murs
Il faut l'entendre

Je suis un peu ce frère
Qui remue les montagnes
Lorsque tu désespères
Dans ton île en Guyane

Et je souffre avec toi
Des fers que l'on t'a mis
Pour écraser ton âme
Et pour briser ta vie

Mais pourquoi fallait-il
Pour t'envoyer au Diable
Te prendre dans les fils
De ce piège effroyable?

J'ai vu souvent mon père
S'assombrir tout à coup
Quand j'évoquais «L'Affaire»
Comme on disait chez nous

Et j'ai vécu longtemps
Sans rompre ce silence
Comme un secret pesant
Parfois sur la conscience

J'imaginais comment
Des hommes étaient capables
D'arrêter l'innocent
Pour en faire un coupable

Il était Alsacien,
Français, juif, capitaine,
Vivant parmi les siens
À Paris dix-septième

Quand un matin d'octobre
On l'accuse, on l'emmène
Vers douze ans de méprise
Et d'opprobre et de haine

Traité plus bas qu'un chien,
Laissé dans l'ignorance
De tous ceux qui sans fin
Luttaient pour sa défense

Courageux, opiniâtres,
Jouant parfois leur vie
Sur un coup de théâtre
En s'exposant pour lui

Je suis un peu son fils
Et c'est moi que l'on traîne
Au Palais d'injustice
En l'écoutant à peine

Et quand Paris s'enflamme
Alors qu'on l'injurie,
Le coupable pavane
À quatre pas d'ici...

Lucie...
Mon corps est à genoux
Mais mon âme est debout
Un jour je reviendrai
Vers la terre de France
Crier mon innocence
Et retrouver la paix

Ici...
Je n'ai plus rien de toi
Et j'ai peur quelquefois
Que ma raison s'égare
Si je perds la mémoire
Si j'oublie qui je suis
Qui pourra dire alors
À ceux qui m'aiment encore
Que je n'ai pas trahi
Que j'ai toujours porté
L'amour de mon pays
Bien plus haut que ma vie
Bien plus haut que la vie...

C'était il y a cent ans
Dreyfus est mort depuis
Mais je porte en chantant
Tout l'espoir de sa vie

Pour la mémoire des jours
Puisqu'en son paradis
On sait depuis toujours
Qu'il n'a jamais trahi

Il n'a jamais trahi
Son coeur, ni son pays.

(figure sur l'album Touché - Audiogram ADCD-10109)


 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rédigé par Marie de Mazan

Publié dans #Monsieur le Maire

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annie morand 10/02/2012 20:05


Monsieur le maire, je me permets de vous proposer d'arranger certains de mes poèmes pour en faire des chansons. Ils parlent de tous les sujets de la vie des gens simples comme vous les aimez.
Cela ne sera peut-être pas possible, mas j'aurais essayé. Cordialement, Annie morand.

chemello raffaella 11/12/2009 14:45



Bonjour yves,
j'ai beaucoup de choses à te dire, des pensées qui ont muris et se sont enrichies au fil du temps,du temps que j'ai passé à écouter tes albums depuis qu'ils existent et surtout ton livre "les
choses que l'on ne dit pas.
Ce livre je l'ai offert à mon époux lorsque une hospitalisation fut obligatoire pour une opération en 2004.J'ai découvert avec satisfaction que nous étions sensible au meme choses de la vie .
Peut etre parce que étant infirmière et pasionnée par mon métier je découvre grace à celui ci les mots que l'on ne dit pas tellement la douleurs est profonde et la maladie
révoltante.
Je te dit merci pour cette lecture qui me rappelle combien la vie est un cadeau qu'il nous faut partager, l'histoire de ton oncle m'a touché et boulversé,à présent comme toi je m'employerai à
raconter cette terrible histoire injuste et amère d'un homme qui fut deshonnorer par d'autres hommes .
Je te dit aussi bravo ainsi qu' à ton épouse pour le bien qui rayonne lorsque je referme ton livre.
fabrice, mon époux compose comme toi du bonheur, auteur compositeur interprète inspiré de leforestier dylan brassens et duteil .
Faisons le bien là ou nous sommes , par petit bout car tous ces petits bouts de bien une fois assembles transforment le monde.
Raffaella