Hommage à mon amie Soleilka Cziffra

Publié le 25 Juin 2006

L'auditorium

Le piano de Liszt i a été le symbole de toute une vie dédiée à la musique à travers le monde pour Georges Cziffra (document personnel - Marie de Mazan)

MME SOLEILKA CZIFFRA, PRESIDENTE DE LA FONDATION CZIFFRA

Nominations dans l'Ordre des Arts et Lettres de janvier 2006

au grade de chevalier dans l'ordre des Arts et des Lettres :

Mme Soleilka ABDIN épouse CZIFFRA 

 

 Voilà la nouvelle tant redoutée est arrivée. Soleilka vient de s'en aller définitivement rejoindre les siens.C'est un grand chagrin pour ses amis,  mais aussi pour le monde de la musique et de l'art

Voilà la nouvelle tant redoutée est arrivée. Soleilka vient de s'en aller définitivement rejoindre les siens.C'est un grand chagrin pour ses amis,  mais aussi pour le monde de la musique et de l'art

En décembre, une nuit j'ai révée de Soleilka.

une nuit étrange.  Elle me parlait  doucement, me faisait voir ses trésors, me racontait  l'Egypte, le Nil et de la belle Isis...

Au petit matin je fus prise d'un sentiment indéfinissable:. Je me demandais pourquoi j'avais tant révée de l'Egypte et pourquoi cette  présence insistante de Soleilka dans mon rêve.

Puis je vaquais à mes occupations. Dans la  matinée un ami me teléphone et me demande si cela me ferait plaisir d'aller faire un tour  à Senlis et dire bonjour à Mme Cziffra. Quelle coincidence quand même...

Nous sommes arrivés à la fondation à 15h30. Comme d'habitude je dis bonjour à la petite dame à l'accueil qui m'a  regardé avec un grand soulagement :

-  dépéchez-vous, allez vite à la chapelle, Mme Cziffra vous attend..

- Mais je n'ai  pas téléphoné, elle ne sait pas que je dois venir , dis-je toute étonnée.

- ce matin elle était toute agitée, me disant en parlant de vous qu'elle devait voir la petite. je l'ai réprimandé, mais rien à faire elle voulait venir. Elle vous  attend, elle est près de Saint Frambourg.

J'ai descendu presque en courant  pour aller rejoindre Soleilka. ET d'un coup, elle était là habillée de noire, faisant une prière devant la statue de Saint Frambourg. Elle s'est retournée d'un air grave pour me voir arriver. Là j'ai tout compris. Je me suis jetée dans ses bras et j'ai sanglottée. Elle me caressait doucement la tête et me disait : faut accepter , faut accepter.. Et moi je disais non de la tête et je la serrais et je l'embrassais.. Elle disait qu'il fallait la laisser partir et avoir du courage pour continuer., qu'il y avait dans la vie des choses inévitables à accepter et celle-là en faisait partie..

On venait de se dire adieu. Je savais que jamais plus  je ne la reverrais vivante. J'étais complétement  bouleversée. Comment  continuer mon chemin ? Comment trouver cette force, cette puissance, elle qui m'avait tant donnée, tant appris ?

En remontant vers l'accueil, la dame aux cheveux blancs me fit un signe pour aller à l'auditorium.  Alllez - là-bas, vous savez que vous y retrouverez la paix en écoutant Liszt et Georges...

Soleilka, un jour de printemps est tombée et après deux mois d'hospitalisation s'en est allée sans bruit le 11 juin, le jour de la Sainte Trinité.

Marie de Mazan

 

 

Fondation Cziffra

Une famille Spirituelle


Généralement les grands musiciens se contentent de jouer de leur instrument pour accomplir au mieux leur métier d'interprête. bien entendu, Georges Cziffra s'est mis au service de la musique,mais ses années de pain noir et de silence forcé l'ont obligé à ne pas oublier que d'autres artistes ont, eux aussi, le besoin vital de s'exprimer, de vivre leu vocation. aussi, depuis son arrivée en france, en 1956, il n'a qu'un désir : se mettre également au service des jeunes. de cette philosophie est née la Fondation Cziffra.

La fondation Cziffra à pour but de restaurer la chapelle royale Saint-Frambourg de Senlis, berceau de la France pour l'ouvrir au public, aux artistes, à toutes les formes d'arts. Elle participe également à la promotion de jeunes musiciens et de jeunes artistes pratiquant d'autres disciplines et s'applique à pérenniser l'oeuvre de Georges Cziffra.

 

 

 LISZT- en bas costume d'apparat de Listz(document personnel- Marie de Mazan)

 

 

Archéologie - site officiel de la Fondation Cziffra

 

Chaque année, les connaissances des édifices qui ont précédé, in situ, la chapelle Saint-Frambourg, s’éclairent grâce aux travaux archéologiques minutieux accomplis sous la direction de Jozsef Laszlovszky par l’Université d’Europe Centrale de Budapest (1), aidée du Cercle Historique Archéologique et Numismatique de l’Oise, tout cela sous l’autorité des services archéologiques de la D.R.A.C. de Picardie (Olivier Guilhot, conservateur régional).

Aussitôt la construction du Rempart de la ville, au IIIème siècle, des édifices s’y appuient. Les analyses, notamment de céramique et d’ossements d’animaux, suggèrent que le site a bénéficié d’un statut particulier. Il faudra d’autres fouilles pour le déterminer.

L’édifice où la Reine Adélaïde fit son action de grâces en 987, daterait du cours du Xème siècle. Il était de plan rectangulaire. Le chevet était plat puisqu’il se confondait avec le rempart d’origine romaine. La façade ouest, complexe, comportait des annexes latérales qui l’élargissaient par rapport au monument lui-même. C’était un bâtiment sur deux niveaux, une crypte, un sanctuaire bâti selon une mode carolingienne (cf Saint-Denis, partie ouest de la crypte qui date de 775 au plus tard). Un peu au sud de la précédente, une nouvelle chapelle dont la tour du rempart du 3ème siècle servit d’abside axiale, a été construite dans la première moitié du 11ème siècle (Adélaïde était morte en 1006).

L’édifice actuel, le troisième donc, est construit de 1170 à environ 1230. A sa beauté gothique, aérienne, s’harmonisent les vitraux que créa le sensible et subtil Joan Miro, qui, admirateur de Cziffra, confiait, au moment où il peignait les contours de ces vitraux, que sa pensée créatrice était toute tournée vers la musique…. J.C. M.



(1) soutenu par Miklos Szabo, académicien, archéologue et Sandor Csernus, directeur de l’Institut Hongrois.

 

SAINT FRAMBOURG le gardien de la chapelle royale de Senlis
(500-570)

La fondation Cziffra est ouverte le samedi et le dimanche de 15h30 à 17h30

 

 

 

 

 

ffra




LES VITRAUX DE MIRO (document personnel Marie de Mazan)

 

Rédigé par Marie de Mazan

Publié dans #association

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ghislaine Mauduit 18/02/2011 18:18



merci pour toutes ces photos. Senlisienne de coeur, membre (simple) de l'association, j'ai connu st frambourg dans un piteux état, puis j'ai pu le visiter (résultats des fouilles, fin des
années 70). je n'ai malheureusement jamais pu assister à un concert de Mr cziffra ! mais en cette année Liszt, toutes mes pensées vont vers lui, ainsi que vers son fils trop tôt disparu et
soleilka, qui lorsque je la croisais en ville avait toujours un sourire en retour du mien(alors que nous ne nous connaissions pas).    



Marie de Mazan 07/03/2011 10:17



Oui c'est une famille hors du commun. Soleilka a une place très particulière dans mon coeur comme je dis dans l'article. Il m'est très difficile maintenant de retourner dans la Chapelle. Je la
cherche... Je suis allée sur sa tombe plusieurs fois. mais je reste à chaque fois bouleversée.


Merci pour votre témoignage. Marie



Jean-François LAPIED 17/11/2010 14:49



Chère Soleilka ! Tu tenais beaucoup à ce "soleil" qui précède la désinence "ka". Je viens seulement d'apprendre ton départ pour l'autre rive de la vie. Joie pour toi de retrouver Georges dans la
plénitude indicible de l'Amour-Lumière. 


Voici quelques lignes de Simone, morte à 20 ans : un message dont nous avons fait une Lecture Musicale publique avec Marie-Pierre Carlier, pianiste, à VEZELAY. Ce message avait pour destinataire
Jean Prieur. Il s'adresse à tous :


"Vous nous nommez les ombres et nous sommes lumière,


Vous nous croyez vapeur et nous sommes substance,


Vous nous croyez poussière et nous sommes des corps,


Vous nous croyez couchés et nous sommes debout,


Vous nous croyez néant et nous sommes la vie,


Vous nous croyez sous terre et nous sommes au-dessus,


Vous nous croyez déclin et nous sommes aurore, 


Vous nous croyez sous terre et nous sommes au-dessus, voyageant librement, dans un monde sans limites, tel un vol d'hirondelles emporté dans l'espace.


Vous nous croyez si loin et nous sommes si proches.


Vous nous nommez "les morts" et nous sommes vivants,


Plus vivants que jamais, plus vivants que vous-autres."


En communion dans la Joie, Soleilka avec tes deux Georges, le mari et le fils.


 



Marie de Mazan 07/03/2011 10:28



Merci Jean-François pour ce témoignage. Soleilka, je n'en doute pas un instant aurait été en communion parfaite avec ces si belles paroles. merci. Marie



eric 28/06/2006 10:14

Bel omage que tu rend la !! merci pour soleilka.