Etienne Harding, le réformateur

Publié le 2 Janvier 2009

On doit essentiellement la réussite de ce projet de réforme en premier lieu à Albéric mais sur le plan institutionnel  c'est  à un anglais que l'on le doit. Cet Etienne Harding  issu d'un milieu influent et cultivé avait une grande expérience de la vie bénédictine. Après avovir quitté l'école monastique vers douze ans, il était venu selon ses voeux étudier en France, les arts libéraux. A près ses études, il prit la route avec un ami clerc pour se rendre en pélerinage à Rome se recueillir sur les tombeaux des apotres. Ce voyage sera vécu comme une expérience extraordinaire sur le plan spirituel et humain.
quand il reprit la route, il traversa la Bourgogne et décida de s'arrêter à Molesme. Impressionné par  Robert puis Albéric,  il oublia  qu'il devait rentrer chez lui et s'installa définitivement  dans un des ermitages.
Très rapidement Robert de Molesme le prit comme secrétaire  et Albéric qui avait toute confiance en Etienne Harding , le désigna prieur.
Au décès d'Albéric en 1109, il fut élu abbé de la communauté. Très bon organisateur, Etienne  influencera l'esprit  de l'abbaye en mélant droit et vie spirituelle d'une façon très intelligente.
Quinze ans après la fondation de Citeaux, Etienne harding accueillait Bernard de Fontaines, accompagnait de sa famille et de gentilhommes, soit trente personnes.

En 1112,  il fut nécessaire de créer de nouveaux monastères tellement  l'influence des deux hommes étaient grandes et suscitaient de nombreuses vocations. Ce fut La Ferté puis Pontigny, Clairvaux et Morimond en moins de deux ans.
Pour installer ces nouvelles abbayes, ils choisissaient  outre le paysage souvent  grandiose, un  ancien lieu de culte, la présence de l'eau et  l'indispensable forêt pour s'isoler du monde et méditer mais aussi pour avoir à demeure le bois nécessaire à la vie de tous les jours. L'enseignement de saint Benoit  était respecté  : austérité dans le vêtement et la nourriture tout en rejetant le luxe exagéré sur le plan liturgique,  incitant   dans ce domaine à se servir d'ustensiles et de vêtements non précieux .

 Le changement était net et même Hugues de Bourgogne, bienfaiteur de l'ordre devra se plier pour ne plus venir comme bon lui semble avec sa cour pour tenir une asemblée dans  le monastère.

Peu à peu la règle va se  codifier par une législation  appelée "La Charte de Charité et d'unanimité" qui inspira  par la suite  de nouvelles congrégations . Livres  des usages monastiques, décisions capitulaires, livres liturgiques  identiques vont assurer l'unité entre toutes les abbayes  apportant une force nouvelle  de rayonnement. 

 

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