Les grandes réformes

Publié le 28 Décembre 2008

Tous les arts qui portent à la vie spirituelle sont privilégiés à Cluny . Tout ce qui élève l'âme  se cultive ici.  Au Xeme puis au XIeme siècle les abbés sont de fins lettrés. Odon se déttache largement sur la profondeur de son esprit.
De toute la chrétienté, c'est sans aucun doute la biblbiothèque de Cluny qui est la plus riche.  Un enseignement sur place s'adresse aux enfants et aux jeunes gens qui reçoivent une "formation humaniste   nécesaire au chant de l'office litturgique et à la lecture de l'Ecriture Sainte". (Jacques Paul).

Mais comme je le soulignais dans l'article précédent,   son orientation spirituellle  va de plus en plus être discutée dans cette société  du xeme et XIeme siècle qui peu à peu change de visage. la recherche d'authenticité remet en question certains privilèges et surtout une demande de purification des moeurs s'impose; cela concerne directement les hommes d'Eglise. La société toute entière est appelée à un examen de conscience et doit faire pénitence.
Le salut de l'âme est important chez les chrétiens qui ont horreur du péché.

Les prédicateurs comme Robert d'Arbrissel ou Pierre l'Ermite ont eu ce succès car ils avaient compris cette inquiétude religieuse qui rongeait le Chrétien.  Une foule de pénitents est là en attente de rachat de leurs fautes. On va leur donner cet espoir en les appelant à la croisade  et en suscitant des pélerinages sur le tombeau du Christ.
Ils pouvaient ainsi bénéficier de l'indulgence et se purifier.  Ceux qui revenaient  de ce long voyage souvent  rentraient dans un monastère pour ne plus souffrir des turpitudes de l'époque.  La  rencontre avec Dieu n'est possible qu'en méditant et s'isoler de toutes tentations  terrestres. L'austérité étant de rigueur  pour parvenir au salut de son âme, les coutumes de Cluny ne suffisaient plus et ne correspondaient plus à cette attente.  On revoit  l'érémitisme reprendre ses droits comme autrefois. L'appel du "désert" est omniprésent. des hommes vivent dans le plus complet dénuement en pénitence.  Des disciples vont venir chercher un enseignement  et de nouvelles régles de vie vont naître .

L'inquiétude va naître aussi chez les moines qui réalisent qu'ils vivent d'une façon plus que confortable sans soucis  de subsistance et d'habits. La règle de saint Benoit s'est largement adoucie.  Le travail manuel  es très réduit.  La méditation peu recherchée oblige à se rendre à l'évidence d'un retour à une règle plus stricte  comme l'avait prescrit jadis Benoit de Nurcie pour ses moines de Subiaco.

Saint Robert avait aussi tenté de faire vivre à Molesme  toute la rigueur de la règle de saint Benoit.  Mais à son tour il fut obligé de constater que des hommes arrivaient de partout, faisant  des donations, que des hommes influents commençaient à s'intéresser de trop près à cette fondation.  Une nouvelle fois, saint Robert quittera Molesme avec un petit groupe d'hommes pour s'installer à Citeaux. 







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