En quête de Vérité

Publié le 14 Avril 2006

"Une blessure spirituelle qui vient d'une souffrance de l'esprit est comme une blessure physique, et une fois qu'elle s'est extérieurement cicatrisée, comme une profonde blessure physique, elle ne se guérit intérieurement que par la force de la vie qui se manifeste de l'intérieur". Tolstoï

Se perdre dans les mots pour retrouver en vain sa propre vérité.

C'est vrai qu'en chacun de nous, au plus profond de notre être, le rêve nous habite, nous galvanise jusqu'à la démesure dans la rage de vivre comme dans la rage de se détruire, s'il ne peut se réaliser.

L'écriture devient alors talisman pour toute personne en déperdition.

Pourtant, je crois qu'il n'est pas facile de parler de soi. je trouve même qu'il y a une certaine impolitesse à se pencher sur ses états d'âme.

Alors que faire, à part tourner autour du mot, de la phrase pour aseptiser toute émotion de la mémoire ?

Curieusement  et sournoisement on se détache peu à peu de soi-même et le personnage devient alors irrestiblement intéressant.

La sensation de ne plus s'appartenir, libère..

Passé ce stade d'hésitation, la puissance du mot engendre la fièvre du vécu qui ressurgit au moment où l'on s'y attend le moins.

Le besoin d'écrire est inévitablement devenu une nécessité impérieuse gommant toute sagesse du verbe.

Les mots où la passion des sentiments, l'orgueil, l'abdication, l'accusation se mélangent à la violence, à la tendresse, àvec le bruit d'un coeur à la recherche d'un second souffle...  mais aussi le désir de contrer le temps qui menace la mémoire de cet ultime rendez-vous qui ne peut-être qu'un billet sans retour possible.

Marie de Mazan

Rédigé par Marie de Mazan

Publié dans #dialogue avec mon ombre

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Hugo Brown 21/04/2006 02:13

Je ne sais pas si je suis ton ombre. En tout cas, cet article résonne en moi comme un écho à celui que tu as commenté. Il est des choses que l'on ne peut dire et la seule solution, pour éviter qu'elles nous rongent, est de les écrire... Personnellement, je crois que l'écriture m'a sauvé. Et si l'on me demande de parler de moi, j'aurais plutôt tendance à demander un papier et une plume... Tout ce que j'ai à dire est dans ce que j'écris peut-être? Merci pour ce commentaire et félicitations pour ton blog, très intéressant.Hugo Brown