Balade Littéraire de 1830 à 1914 en Brie

Publié le 13 Avril 2006

 

 

 

Dieu et Liberté. voici Lamenais à Juilly  en septembre 1830

 

 

" on le voyait enveloppé d'une longue douillette noire se promener dans le parc, souvent seul, méditant sur ses cours de philosophie ou ses articles dans l' Avenir"...

 

 

Maiq voilà un autre Breton qui fut un familier de notre région : Ernest Renan. il a écrit dans notre contrée un drame qui se situe sous la révolution française, "L'Abbesse de Jouarre" (1856).

 

 

Et nous arrivons à Léon  Bloy qui a laissé son journal "quatre ans de captivité à Cochons sur Marne". Bien entendu, Cochon sur Marne, c'est la belle ville de Lagny  où Léon Bloy laissera le souvenir d'un grogneur irascible, l'écorché vif, le sanglier rugissant, le bouledogue mais aussi d'un " buisson ardent".

 

 

1841-1914, Albert de Mun  et le christianisme social. fondateur  des cercles ouvriers catholiques, il devait déclarer lors d'une réunion dans son village natal à Lumigny que "le but des cercles était de donner à tous ces ouvriers dont la vie est dure est pénible, cette  nourriture de l'âme dont ils ont autant besoin que celle du corps".

 

 

Un petit moment de tendresse avec l'abbé Petitot si célèbre au Canada. Il fut pendant plus de vingt ans missionnaire du Nord-Ouest canadien et deviendra simple curé pendant trente ans à Mareuil-les- Meaux.  de son retour définitif en france, il écrit "... grâce à l'humanité d'un charitable et saint prélat, un pauvre petit village a reçu et abrité mon épave si longtemps ballottée dans les deux hémisphères..." L'abbé Petitot donne  ver la fin de sa vie quarante trois rubriques de ses oeuvres et grâce au travail énorme de M. Donat Savole, il a été relevé 279 positions, dix-huit volumes imprimés et quatre vingt quinze articles de revues et des lettres et travaux manuscrits !

 

 

Et nous voici en Brie, terre sublime dans sa douleur : 1914

 

 

C'est Barrès, c'est Polcharl, petit-fils de Renan qui commence à écrire  à 23 ans et mourra au front à 31ans, le 22 août 1914. deux volumes seront publiés de son vivant et quatre après sa mort...

 

 

Mais 15 jours après Polcharl, la Brie reçoit dans ses bras comme une mère, son poète assassiné : Charles Péguy.

 

 

Ecoutons sa fin :

 

 

' il se dresse comme un défi à la mitraille sous les feux des mitrailleuses ennemies. au même instant, une balle frise ce noble front. il est tombé tout d'un bloc, sur el côté et de ses lèvres sort une plainte sourde : ah mon Dieu, mes enfants"...

 

 

C'est terminé pour lui.

 

 

"Il est couché dessus le sol à la face de Dieu".

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Rédigé par Marie de Mazan

Publié dans #balades en pays Briard

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