Être Juif en 1096 - II

Publié le 26 Mars 2008

Tout devient confus. Certains juifs se battent énergiquement contre les croisés mais aussi contres les bourgeois de la ville qui veulent se débarasser d'eux.
A Cologne, certains essaient de se réfugier chez des chrétiens.. Puis l'évêque se dépêche aussitôt de les disperser dans d'autres villages pour ne pas éveiller les soupçons. Dans d'autres villes, c'est plus dramatique car on voit le maire lui-même les livrer pour éviter les émeutes. D'autres prêtres proposent en urgence d'accepter l'abjuration de leur religion pour qu'ils soient sauvés.
En fait l'alternative était  : être baptisé ou être confronté rapidement à la mort.
Dans la religion juive, le port des armes est autorisé.  Après le moment de révolte, et de peur , certains usèrent de ce droit mais   en finalité, ils étaient tués quand même. D'autres refusent le combat et se laissent tuer plutôt que d'accepter le baptème.


LES JUIFS D'ORIENT PENDANT LA CROISADE

La mentalité  par le niveau culturel est complétement différente de la communauté d'Ashkenaz.  Des rescapés  de la communauté rhénane  s'instalent en Syrie avec comme pôle d'attraction  Damas, en Palestine à Jérusalem, le centre spirituel  et puis Tibériade et les côtes de la Méditerranée. Le fait de ne pas être musulman rapproche les Juifs et les chrétiens orientaux. Mais par contre on trouve pendant la croisade  un rapprochement entre la communauté musulmane et la communauté juive.
A Jérusalem, des juifs combattent pour  défendre une partie de la muraille, d'autres sont brûlés dans la synagogue  par les croisés qui arrivent victorieux.
La première croisade fait naître deux judaîsmes  historiques complétement différents.

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