Nicolas Foucquet par Anatole france

Publié le 3 Septembre 2007

Voici  Vaux le Vicomte raconté par Anatole  France
édition Presse du Village

Les Foucquet étaient de Nantes et faisaient au XVIe siècle le commerce des Iles.  A courir les mers, ils gagnèrent de grands biens et une trempe d'âme particulière, un esprit audacieux et rusé qu'on retrouve en leurs descendants. Nicolas Foucquet, qui nous occupe seul ici, naquit en 1615. Il était le troisième fils de François Foucquet, conseiller du Roi en ses conseils, et de Marie Maupeou, qui eurent douze enfants, six fils et six filles. Ce François Foucquet, d'abord conseiller au parlement de rennes, acheta une charge au parlement de Paris, devint conseiller d'Etat, et fut quelque temps amabassadeur en Suisse. C'était un curieux : il forma un cabinet de médailles et de livres que Peiresc, de passage à Paris visita avec  un vif intérêt, et non sans noter dans  ses cahiers les pièces les plus remarquables .


On a voulu trouver en ces nobles amusements du conseiller, le principe du goût que son fils Nicolas montra apr la suite pour les livres, pour les marbres antiques et pour les tableaux qu'il assemblait à grands frais.

Quant à Marie Maupeou, elle sortait d'une famille de robe ancienne et pleine d'honneur.  Devenue veuve en 1640, elle ne se reposa des travaux multiples de sa maternité que par les oeuvres de l'ascétisme et de la charité chrétienne. Elle mena dans la retraite une vie toute occupée d'aumônes, de remèdes et de prières. on la comptait au nombre de ces femmes fortes qui,   comme madame Legras et madame de Miramion, furent émues dans le même temps d'une pitié courageuse et d'une tritesse angélique au spectacle des misères et des crimes de la guerre. Son régime de vie fut presque en tout semblable à celui d'une soeur de charité. Loin de se réjouir  de l'élévation de ses fils, elle les voyait  ave inquiétude en proie aux séductions de ce monde, qu'elle savait mauvais ; Nicolas surtout et l'abbé Basile, son frère, l'effrayaient par l'éclat de leur ambition. La chute du surinntendant, qui troubla  tout le monde, ne la troubla point. On dit qu'en apprenant que son fils était  précipité de toute sa puissance et de tous ses honneurs, elle se jeta à genoux et  s'écria : " Je vous remercie, mon Dieu ! Je vous ai toujours demandé son salut ; en voilà le chemin".
(à suivre)

Anatole France
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Commenter cet article

@lain 05/09/2007 08:29

Pour le château de Blandy Les Tours je n'ai pas fait d'article plus détaillé car j'ai l'intention d'aller randonner dans le secteur et de prendre des ranseignement plus précis.Je te souhaite une excellente journéeBisous@lain

@lain 04/09/2007 15:40

Alors çà y est tu es revenue de vacances, tu as eu beau temps ?Gros bisous et bonne journée@lain

Christian 04/09/2007 10:50

Bonjour Marie,Une belle histoire à lire !Amitiés et bonne journée,Christian